Hommage a Hendrix

NINA ATTAL ELECTRIC LADYLAND

Thomas Naim Solo

Jeudi 10 octobre
20 h 00

SAINT-ÉTIENNE
Opéra

Prix : 25,00 / 30,00 €

Girls on Fire !…

« Faire jouer Hendrix par des femmes, je trouve que ça fait sens car il y a une grande féminité dans sa musique,son jeu, sa manière de chanter. Et puis c’est l’ultime bluesman, et moi le blues je l’ai dans les tripes depuis quinze ans de carrière », explique la chanteuse et guitariste parisienne Nina Attal pour justifier ce projet né d’un challenge lancé par le Festival Blues de Beauvais. Un tour de force auquel peu oseraient se frotter tant ce répertoire très technique est complexe, sauvage, quasi indomptable. Mais que la trentenaire qui aime les défis a accepté de relever dans l’idée d’un show qui serait totalement féminin. Parmi les pionnières à mêler blues, R&B et rock dans ses créations (six albums au compteur), celle qui a grandi en se nourrissant de Bowie, Lou Reed, des Stones ou Prince et qui a déjà écumé l’ensemble des festivals de blues parmi plus de mille concerts à son actif (elle fut notamment la benjamine du Rhino 2010, toute jeune découverte présentée à Saint-Joseph), a donc réuni un sextet d’amies fougueuses avec la volonté de concevoir un concert hommage mais à leur sauce, privilégiant avant tout un besoin de feeling et de plaisir dans ce collectif de filles en forme de famille qui ne s’interdit rien en termes de liberté, pourvu que ça décoiffe ! Et l’on peut dire que c’est bien le cas avec cet Electric Ladyland (nom qui fait référence au troisième et dernier album studio du Jimi Hendrix Expérience) dont la monumentale set-list retenue reflète pleinement le génie du mythique gaucher de Seattle maître de la fuzz, de la wah-wah et autres inventions sonores. De la douceur d’un démarrage avec le psychédélique Have you ever been to Electric Ladyland  au funk-rock de Who knows, du jazz-funk de Power of Soul au rock irrésistible du bien nommé Fire, du blues ténébreux de Voodoo Child qui croise Stratocaster et orgue Hammond à Little Wing (déjà repris par Clapton ou Rod Stewart) plus féerique à l’instar de The Wind cries Mary avec la harpe électrique de Léna Woods, sans oublier évidemment Foxy Lady, Purple Haze ou un Hey Joe d’enfer que Nina Attal partagera ce soir avec Thomas Naïm, c’est tout le génie intemporel d’Hendrix qui nous saute aux oreilles dans cette revisite féminine aussi originale qu’inouïe. Fidèle du Festival à travers divers projets et lui aussi immense guitariste, rappelons que Thomas a également présenté au Rhino 2021 un passionnant répertoire Hendrix en mâle quintet. Il assurera ce soir la première partie en solo, comme un pendant masculin à l’explosive équipe féminine qui suivra.

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