JÎ DRÛ
En partenariat avec la commune d’Andrézieux-Bouthéon
La flûte enchanteresse
Indissociable de la magnifique chanteuse Sandra Nkaké avec laquelle il est déjà venu plusieurs fois au Rhino – notamment pour la création Bowie acoustique – et dont il a co-signé les albums (dont Scars, Victoire de la Musique en 2023), Jî Drû s’est installé au fils des nombreux projets qu’il a produits comme un flûtiste incontournable de la scène française. Outre ses divers collaborations entre rock, pop et jazz, ce compositeur inspiré a également publié trois albums sous son nom, d’abord Western en 2019, puis le merveilleux – au sens pleinement féerique du terme – Fantômes en 2023, avant de nous charmer l’an dernier avec ses Poems for Dance. Où l’on retrouve bien sûr la voix magique de Sandra Nkaké unie à la sienne très proche de Bowie, dans un quartet qui convoque leurs deux fidèles complices, Mathieu Panot à la batterie et le délicat pianiste-claviériste Pierre-François Blanchard (venu clôturer le festival l’an dernier avec Thomas Savy). Ecrit dans une belle cohérence mélodique et rythmique, ce nouveau répertoire où la flûte du leader trace un trait d’union entre jazz et musiques de transe, s’aventure ici dans un mix de soul, d’afrobeat, de musique latine, de hip-hop et d’electro, pour une invitation au mouvement des corps, dans un geste de partage où la danse est voulue comme une libération. Mais qu’elle soit dans l’intensité du rythme ou dans la douceur des harmonies, la flûte très fantasmagorique de Jî Drû est toujours poésie, en titillant l’imaginaire par le son onirique de ses mélodies et la portée voyageuse de ses improvisations. Magique !
Jî Drû : flûte – Mathieu Panot : batterie – Pierre-François Blanchard : claviers


