En partenariat avec la commune de Rive-de-Gier

Mercredi 14 octobre – 20h30

Rive-de-Gier / Salle Jean-Dasté

 

20 €

Alerte, avis de gros groove sur la vallée du Gier !  Après Etienne Mbappé en ouverture du Festival, c’est un autre géant de la basse (dans les deux sens du terme) qui vient faire vibrer le Rhino où on a déjà pu le découvrir en 2023 aux côtés de l’Angolais Toto ST. Multi-instrumentiste et autodidacte prodige, Achille Ouattara est issu d’une famille de musiciens du village de Bobo-Dioulassou au Burkina-Faso où il a toujours baigné dans une ambiance gospel. Très vite, son remarquable talent pour la basse, ajouté à sa  belle voix de soprano, le conduira à accompagner de grands noms de la musique africaine comme les Maliens Cheik Tidiane Cheik et Fatoumata Diawara, le chanteur burkinabé Alif Naaba ou au sein du sextet belge Afrikän Protoköl. Après son premier album «Douahou» en 2018, il nous revient sous son nom présenter son dernier projet, l’explicite «Faso Funky», où resplendit son goût pour les musiques d’Afrique de l’Ouest venues des cultures mandingues, dioula, mossi ou sénoufo, autant de rythmes effrénés que ce charismatique virtuose relie au gospel et au jazz fusion. Entouré d’une merveilleuse choriste et de pointus musiciens burkinabés, tchadiens, béninois et togolais, Achille nous rappelle par ce répertoire chaleureusement vivant et irrésistiblement dansant que le funk américain a trouvé sa source originelle dans les rythmes afros, remettant ainsi les pendules à l’heure. Et les références aux meilleurs de la fusion afro-funk sont nombreuses, ce qui devrait assurément combler de joie les amateurs : passé le groove puissant du cuivré Wili ka djô sur un texte rappé et engagé, on pensera au Zawinul Syndicate pour les claviers de Partage, à J.L Ponty et le Mahawisnu Orchestra pour le violon jazz-rock de Gnuma, aux voix de Salif Keïta sur Djanto et d’Angélique Kidjo sur Tignèdo, évidemment à la basse claquante d’un Marcus Miller sur la mélodie chantante d’Afro bass Funk, à l’afrobeat de Fela et de Manu Dibango pour Faso Funky, avant de danser sur le joyeux refrain de La part de Dieu et son chant rap-hip-hop très actuel. Vous êtes prévenus, attention les secousses !

© photo : Éric Legret