Président : Jean-Paul Chazalon
Programmation : Ludovic Chazalon
Administration : Alice Guillet
Relations publiques : Dominique Abadie
Communication & relations media : Amélie Chabanis
Communication digitale : Astrid Bailo – 17A7
Michel Clavel : rédacteur du RHINO Festival
Communication graphique & site internet : Jérôme Dufêtre
Logistique, accueil artistes & coordination bénévoles : Marie Desbenoit
Billetterie : Charlotte Boffetti
Catering : Virginie Terrier
© Visuel 2026 : Kollebolle.com
Édito
Pour sa 48e édition, le RHINO Festival nous propose de nombreux voyages avec notamment trois destinations phare aux origines des musiques de jazz, trois cultures qui ont été sources d’inspiration avant de servir de passerelle aux divers genres actuels, autant de jonctions et de métissages que ce nouveau rendez-vous va mettre en résonance.
À commencer par l’Afrique, avec African Variations qui unit le koriste malien Cherif Soumano à Sébastien Giniaux, les deux immenses bassistes Achille Ouattara (découvert avec l’Angolais Toto St) grooveur burkinabé qui nous rappelle d’où vient le funk, et le légendaire Étienne Mbappé (une première au Rhino!), dont le nouveau projet établit un pont transatlantique entre son Cameroun natal et la country-folk américaine, la grande vocaliste d’origine centrafricaine Emma Lamadji de retour à la fois pour un intime duo (Matyemah) et comme cheffe de choeur de l’ensemble Gospelize It, ou encore Cynthia Abraham qui animera les rencontres scolaires et dont la fratrie guadeloupéenne (Abraham Reunion) fait vibrer l’afro-créolité dans son vocal-jazz. L’Amérique ensuite, en partant du Sud avec la cubano-chilienne Ana Carla Maza, pour remonter vers celle du Nord où s’est établi l’immense pianiste jamaïcain Monty Alexander (autre première au Rhino), en passant par les états sudistes où règnent la musique New-Orleans (Back in Town) et le funk des fanfares (Krakens, Ceux qui Marchent Debout , Buck) le blues (Kenny Neal, Monky Tonk), la soul (Sons of Killdozer, Nicolle & Dimes) et le R&B (SuperSoul Brothers,Thomas Kahn), en remontant jusqu’à New-York où Broadway et les clubs-cabarets font rayonner le swing du jazz vocal (Ana Stevens, Lady Scott). Les pays de l’Est et les Balkans enfin, où nous remmène la dernière création de l’Impérial Quartet, et où s’abreuvent aussi le duo Aptère ou le trio Zéphyr.
Un éclectisme sonore où d’autres esthétiques seront également présentes, comme le jazz oriental d’Amin Al Aiedy, le jazz-funk brésilien du prodigieux pianiste Amoro Freitas, où celui plus rock’n’roll de Tankus qui fait flamboyer la force mélodique imparable de la pop anglaise. Et si rêverie et féerie sont également une manière de voyager, on se laissera emporter tant par le spectacle poétique et magique des Virtuoses, que par la flûte enchanteresse et onirique de Jî Dru accompagné par la voix magnétique de Sandra Nkaké qui, par ailleurs, rendra hommage aux grandes dames engagées qui l’ont inspirée (Elles).
Une programmation qui propose donc de nombreux allers, mais qui est aussi celle, l’âge aidant après tant d’éditions, de nombreux retours d’artistes, parmi ceux qui ont marqué les précédentes saisons et avec lesquels s’est établi un lien fort avec le Festival. C’est le cas pour plusieurs d’entre eux précédemment cités et présentant leurs nouveaux projets, auxquels on peut ajouter la dernière création solo d’Élodie Pasquier, ou les come-back de Kyle Eastwood et du duo Marc Loy & Diabolo. Dans tous les cas, le RHINO 2026 vous souhaite de beaux et dépaysants voyages. Embarquement immédiat !
Michel Clavel, rédacteur du RHINO Festival


