ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD, ETC

BELMONDO QUINTET

INÉDIT DU RHINO

Mardi 18 octobre – 20h30

Radiant-Bellevue – Caluire-et-Cuire

1, rue Jean-Moulin – 69300 Caluire-et-Cuire

Tarif : 36/25 €

Création en partenariat avec le Radiant-Bellevue

Quand le jazz colorie le noir et blanc

Pour cette nouvelle collaboration entre le Rhino et le Radiant-Bellevue après le grand succès du Cinematic de Kyle Eastwood, le fameux quintet des frères Belmondo vient revisiter les musiques du film culte de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud composées en 1957 par Miles Davis ainsi que quelques grands thèmes des films de Jean-Pierre Melville, autant de B.O qui de 56 à 63 ont fait appel à Paul Misraki, Christian Chevallier, Georges Delerue, Michel Colombier, Jean Boyer, Morton Gould, François de Roubaix ou Éric Demarsan. Toute une époque mythique du cinéma français où le noir et blanc allait être pour la première fois sublimé par le jazz alors que déferle la culture américaine. Cinglé de jazz, Louis Malle âgé de 25 ans propose à Miles Davis 31 ans de signer la musique de son premier film et le trompettiste accepte ce nouveau challenge qui marquera un tournant dans l’histoire du cinéma (Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 1958), anticipant la Nouvelle Vague à venir quand Godard appellera plus tard Martial Solal pour À Bout de Souffle. Enregistrés de nuit en trois heures et pour la première fois de manière totalement improvisée alors que les musiciens dont Barney Wilen (20 ans) au sax ténor suivent sans explications l’inspiration de Miles Davis, les thèmes d’Ascenseur pour l’échafaud sont un coup de maître qui va sceller l’union des films noirs et du jazz et révéler au public le génie du peu connu Miles Davis qui ne signera ensuite que trois autres B.O. Des impros atmosphériques lâchées en contrepoint de l’image, qui sont là pour suggérer et non illustrer, des notes pour décrire des états psychologiques alors que la musique ne correspond pas à une action mais où chaque thème décrit un personnage du film. Plus une musique de rêve, onirique, collant à la mise en scène assez artificielle de Malle, où le sens aigu de l’abstraction et le caractère abstrait des compos vont préfigurer le post-bop des sixties alors que Miles fait ses premiers pas vers un jazz modal qui dépasse les harmonies hermétiques du bop.
Autour de ces thèmes incontournables, le quintet des frères Belmondo explore et conçoit un univers très personnel déployé en tableaux-séquences qui tiennent de l’odyssée musicale, singulière et saisissante. On ne présente plus la paire complice des frangins avec Stéphane à la trompette et Lionel au sax, quatre fois lauréats d’une Victoire du Jazz, et l’intensité spirituelle de leur quintet qui regroupe l’immense pianiste Éric Legnini, le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Tony Rabeson. Toujours ancrés dans l’introspection de l’âme, dans la foulée justement d’un Miles Davis, de Wayne Shorter ou de John Coltrane, les Belmondo (au nom prédestiné quand on parle du cinéma des sixties…) apportent avec classe toute la spiritualité et le lyrisme requis pour revisiter ces thèmes inoubliables.

STÉPHANE BELMONDO : trompetteLIONEL BELMONDO : saxophoneSYLVAIN ROMANO : contrebasseTONY RABESON : batterieLAURENT FICKELSON : piano

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